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relation patient/médecin

 
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jcm2
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MessagePosté le: Mar Mai 10, 2016 6:30    Sujet du message: relation patient/médecin Répondre en citant

texte pris sur seronet ( site "ennemi" ) , suivi de ma position sur le sujet de la relation medecin/patient
http://www.seronet.info/article/une-vie-de-zebre-3-pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-75189


extrait



"Le récit d’Evelyne Pinelli fait alors un bond de dix-neuf ans et l’on se retrouve à l’été 2011, en juillet. Cela fait maintenant onze ans qu’Evelyne Pinelli a démarré un traitement contre le VIH, avec des effets indésirables importants qui ne passent pas. Dans un premier temps, le VHC n’a pas été traité, puis l’a été à plusieurs reprises sans succès. C’est ce récit qui occupe la suite de l’ouvrage ; pas complètement un récit sur la vie avec les médicaments, plutôt un récit sur les relations chaotiques avec le monde médical : des médecins, aux infirmiers. Au fil des ans, Evelyne Pinelli a trouvé une sorte de point d’équilibre dans sa prise en charge. Si elle est observante, malgré des effets indésirables importants, elle se révèle incapable d’organiser seule la prise de ses traitements, de gérer son pilulier. Elle peut compter dans un premier temps sur l’aide d’un infirmier qui passe régulièrement pour la soutenir, la conseiller et organiser ses prises. Cela dure quelques années. La machine qui roule s’embraye dès lors qu’un médecin généraliste qui la suit décide de ne plus prescrire le passage de cet infirmier. L’incompréhension d’Evelyne Pinelli se transforme en un sentiment d’injustice qui devient de la colère. Ce sont alors des tensions qui naissent entre une personnalité sensible, à fleur de peau et manifestement très rapidement à cran et le monde des professionnels de santé (à de très rares exceptions près). Dans une langue assez imagée, un ton parfois léger et le plus souvent cynique, Evelyne Pinelli décrit, par le menu, la colère qu’elle ressent vis-à-vis de son médecin ("le docteur D Ception"), les difficultés qu’elle subit, le mépris qu’elle ressent. On passe alors de la narration détaillée d’une "affaire personnelle" à une critique plus macro de la médecine en campagne, de la relation soignant/soigné, a fortiori dans une zone de désert médical. Ce n’est pas un hasard si l’auteure a choisi comme surtitre à son témoignage : "Survivre dans les déserts médicaux". Dans cette partie (les deux tiers du récit), la femme qui se "balade avec la mort en elle" a cédé la place à la combattante, la pionnière du VIH et de la co-infection. Elle y montre une volonté forte à se défendre, quasi obsessionnelle, à obtenir ce qu’elle considère comme son droit. On y verra aussi une illustration à la fois édifiante et surprenante d’une relation soignant/soignée qui part en vrille.

Chacun de ces deux témoignages a ses qualités conceptuelles ou stylistiques, ses limites aussi. Certains lecteurs, lectrices seront séduits, d’autres agacés par des registres ou des postures. Reste que témoigner est un acte de courage et se raconter dans un livre un exercice à la fois complexe et périlleux. L’écrivain et dramaturge, Jean-Luc Lagarce, l’avait compris et si bien dit : "Et parfois encore, nous devrons l'admettre, nous ne serons pas vus tels que nous croyons être en vérité, tels que nous aurions tant voulu qu'on nous aime. Se contenter du regard des autres et ne plus rien espérer, cesser de prétendre à notre vérité, notre vérité ce sont les autres qui nous l'accordent, notre vérité, elle restera secrète, tant pis, tant mieux, nous ne pourrons plus la dire".

___________________________________________


le sida a connu deux phases : lors du sida mortel, on a vu les meilleurs médecins qui soient, ceux qui ont soigné les médecins, avec le sida vaincu ( la séropositivité ne l'est pas mais le sida l'est bien, je le dis et le martèle ), on a eu droit au pire de la profession.

Peut-être connaissez-vous le sujet suivant : les deux corps du roi.
dans un roi, il y a deux rois : l'individu et le représentant de la fonction.
le roi est mort vive le roi. le premier corps est périssable, le deuxième est éternel.
Il y a de même deux médecins : celui qui vous soigne, celui qu'on aime, et le médecin d'Etat, qui fait face à une épidémie et qui doit protéger la société.

Le médecin a la double casquette.
le médecin sida, celui qui vous suit , est aujourd'hui encore à la botte de la médecine d'Etat . il doit en même temps vous soigner d'individu à individu, et en même temps participer activement à une prévention qui disons le clairement , vous detruit.

Toutes les rancoeurs que l'on voit contre des médecins qui jugent, ne vont jamais au fond des choses : mle médecin sida n'est pas votre médecin de famille, c'est un idéologue qui applique , comment dire , .....la politique de prévention de l'Etat ? .....
même pas !
il applique sa propre conception personnelle de la prévention....
et de dérives en dérives, il applique sa morale tout court, sans aucune considération pour l'intéret de l'Etat, il a de toutes façons abandonné depuis longtemps l'intéret du malade.

On reconnait ce genre de "médecin" très rapidement : il n'est pas aimé de son patient.

est-il un héros mal aimé qui doit supporter la déception du malade pour le bien de la société ?
c'est très certainement ce qu'il pense de lui-même pour aujourd'hui perpétuer son forfait.

Mon propre médecin sida à la Rochelle, le Dr E. B-M est une femme qui ne s'occupe plus de séropositifs qu'occasionnellement, elle m'a tenu pendant des années le discours type émanant d'une hiérarchie, occultation du TASP, etc....mais paradoxalement mes relations sont très bonnes avec elles.
Nos mensonges réciproques nous sont parfaitement connus, de mon coté je lui ai dis au début de notre relation que je mettais la capote, que je prenais toujours mes médicaments, alors même que je voyais sous son nez dans son dossier l'original de mon courrier écris en 1994 au premier médecin civil qui m'a suivi à Poitiers ( je ne me suis jamais fait suivre de 1986 année de mon dépistage jusqu'en 1994 ) qui expliquait que je ne mettrais jamais de capote et pourquoi.
Elle envoyait très courtoisement un double des compte-rendu de nos rendez-vous à mon médecin généraliste bien entendu, mais aussi à mon père lui même médecin.

Dans certains cas, elle me dit :
- vous ne pensez pas ce que vous dites ! ( "plus il y aura de séropositifs dans les pays riches moins il y aura de morts du sida dans le monde ")
je lui réponds :
mais si mais si ! mais rassurez-vous, je me contrôle ....

c'était chaud il y a 10 ans !

et puis il y a eu l'affaire de l'occultation du TASP......

en résumé : elle me sourit mais elle me craint
je suis en colère réelle mais jamais extériorisée avec elle, et je l'aime bien. Elle s'est très bien comporté avec moi.... j'ai tout de suite mis les choses au point avec elle : Docteur , inutile de "jouer" au médecin de la prévention avec moi, et du coup elle est mon vrai médecin de famille , au service de son malade. Elle sait que ma confiance est absolument nulle envers la médecine d'Etat sida et que je ne me fie qu'à mes propres sources. Elle ne me donne ainsi que les vraies informations, me soigne dans mon intéret, sans avoir aucune tentation de peser sur mon comportement, thème qu'elle n'a aucun intéret à aborder contre moi.
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